Démarche de l’artiste

La démarche de l’artiste se base sur sa vieille passion pour certains arbres en milieu urbain et sur une réflexion personnelle développée au fil des ans pour les Droits et Libertés.

LA CENSURE

Cette réflexion est née d’un acte de censure contre une de ses œuvres en 1979. Cette œuvre anticipait les méfaits de la continentalisation de l’économie Nord-américaine (la future ALENA).

IL tente alors de défendre son œuvre mais comprend rapidement que c’est le sens même de son œuvre qui est oblitéré par l’acte de censure. Aux yeux du public, il n’est plus question des propos que tentait de véhiculer son œuvre. Celle-ci devient simplement un cas type de « victime de la censure ». Il découvre que s’il défend son œuvre, il en pervertie le sens; s’il ne le fait pas, c’est son droit d’expression qu’il trahit, droit qui est sacré puisqu’il est à la base même de son engagement artistique.

Son œuvre est tout de même présentée lors d’expositions par la Ligue des droits et libertés à la Galerie Médiart et lors du Congrès confédéral de la CSN à Montréal.

Suite à cet événement, il amorce une réflexion sur les arts, les droits et les libertés est qui se poursuivra durant plusieurs décennies.

Il lui reste à réaliser le plus difficile : le lien avec sa pratique artistique dans le respect du médium qu’est l’art.

L’ART ENGAGÉ SOCIALEMENT :

Dans les années 70, Claude Philippe est résolument engagé dans ce mouvement qu’on appele l’Art engagé. Par sa pratique et son discours, il participe à l’avancement de la réflexion et de la théorie en confrontant ses idées et ses valeurs à celles d’autres artistes et d’autres théoriciens. Pour lui, l’art était et reste encore aujourd’hui, un outil de transformation de la société. Mais, refusant que l’art serve bêtement d’outil de propagande pour les idéologies politiques quel qu’elles soient, il se range plutôt du côté des artistes qui tentent de questionner, d’éveiller les conscience face aux injustices, aux difficiles choix sociaux ou à de nouveaux concepts philosophiques et cosmologiques.

Mais suite à la censure, une autre question s’impose à lui. Est-ce que sa pratique respecte vraiment le langage plastique ? Dans ses œuvres, il utilise davantage un langage faisant appel au littéraire plutôt que plastique et visuel

À cette époque, il est incapable de résoudre ce problème épineux dans sa pratique et cela entraine durant plus de dix ans, une paralysie de sa production en art engagé.

ET LES ARBRES :

Depuis son adolescence, Il est fasciné par ces gros arbres qui semblent avaler les clôtures des parterres et des cours. Il est aussi émerveillé par la ténacité de la vie qui se fraie un chemin malgré le fer, le béton et le pavé. Tout ce qu’on ne fait subir aux végétaux qui ose croître en ville afin de les soumettre aux plans des urbanistes et des développeurs…

Il entreprend alors de photographier ces curiosités mais, dès les premiers clichés, le lien avec sa préoccupation pour les droits et libertés s’impose de lui-même avec force. Ces images évoquent la torture, l’incarcération, la persévérance et la résistance.

L’EXPOSITION :

Claude Philippe entreprend donc de réaliser ce projet qui lui permet enfin de réussir la jonction entre sa pratique artistique et son engagement social.

Il adapte certains textes issus de ses réflexions personnels et s’inspire de souvenirs pigées dans les bulletins d’information ou des coupures de presse de notre passées qui hantent encore ses pensées.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s