Le Salon des inconnus de Namur en Outaouais présente la version complète de l’exposition de photographies UN JOUR, NOUS SERONS LIBRES…
Le vernissage aura lieu à 17 h, le 17 août prochain et l’exposition devrait se poursuivre jusqu’au début de l’automne. On peut visiter l’exposition dès aujourd’hui.
Le Salon des inconnus est un refuge inspirant pour l’art, les projets et la créativité au cœur de la Petite Nation en Outaouais ! Ce lieu est à la fois une auberge pour les passants et un centre d’artistes et d’entrepreneurs établi dans l’ancestrale Maison Favier (1898) à Namur.
La Maison Favier est située au 826 côte à Favier, Namur, Québec, Canada, J0V 1N0 514 349-6352
Cette théorie concerne l’ensemble des pratiques artistiques : les arts visuels, oui, mais aussi la danse, le théâtre, la musique, le mime, l’humour, le cinéma, la bande dessinée, etc.
Théorie médiatique parce que cette définition de l’art est basée sur les théories de la communication, l’art étant vu d’abord comme un média de communication.
Parmi les définitions recensées au cours de mes lectures, bon nombre ne concernent que les arts visuels et plusieurs autres, qu’une école ou un esthétisme en particulier. Certaines théories plus récentes s’attachent davantage à savoir « quand » il y a art. Ces dernières sont plutôt utiles aux institutions et aux collectionneurs afin de s’assurer de l’authenticité des œuvres.
Les philosophes et les théoriciens de l’art se sont évertués durant des siècles à circonscrire ce champ de l’activité humaine depuis un champ d’études particulier : l’esthétique. Instrumentalisées par les élites dans la lutte des classes, les définitions qu’ils ont proposées rendaient souvent plus obscur le rapport de la société avec ses artistes. L’hermétisme de leurs jargons a fini par convaincre la population que l’art était l’affaire des riches. Encore aujourd’hui, l’intellectualisation à outrance du discours artistique creuse ce fossé.
Tout n’est pas nécessairement à rejeter. Il s’agit plutôt de changer de point de vue. Comme lorsque différentes personnes sont concernées par la construction d’un pont. Pour l’architecte, c’est de la création pure. Pour l’ingénieur, c’est un défi. Pour les ouvriers, c’est d’abord un revenu. Pour l’entrepreneur, c’est une occasion d’affaires et pour les financiers, un investissement intéressant. Pour les personnes expropriées, c’est soit une injustice, soit une opportunité. Mais pour la société et les usagers de ce pont, ce sera un lien qui servira à rapprocher les gens et les lieux.
L’important est donc de déterminer quel rôle jouent l’art et les artistes dans la société.
Alors, plutôt que de baser notre définition sur les œuvres, nous allons partir de l’intention des artistes.
L’énoncé : L’art est un média de masse
On dit des artistes qu’ils tentent de s’exprimer par leur art.
Ne devrait-on pas considérer l’art comme étant d’abord et avant tout un média de communication ? Un média qui permet à l’artiste de communiquer des idées, des impressions et des émotions par l’usage de mises en scène esthétiques et transcendantes, d’établir une certaine communion d’esprit avec son public ?
L’hypothèse
L’art est un média de communication de masse qui permet à l’artiste de communiquer des idées, des impressions et des émotions par l’usage de mises en scène esthétiques et transcendantes visant à établir une certaine communion d’esprit avec son public.
Les fonctions de l’art
L’art a de multiples fonctions.
Il permet l’expression des individus.
Il permet à chacun d’entrer en communion d’esprit avec d’autres individus, d’avoir l’impression de partager des moments, des sentiments et des émotions avec eux, d’être empathique vis-à-vis de ce qu’ils ressentent.
Il permet à chacun de décorer son environnement, de le personnifier.
Il a également pour fonction de fasciner, de créer des passions.
C’est un instrument d’éducation et de diffusion du savoir, mais, également un outil de propagande et d’endoctrinement.
On lui reconnaît des capacités d’introspection.
Les Grecs de l’Antiquité avaient découvert sa capacité de catharsis, on l’utilise aujourd’hui en thérapie.
De tout temps, il a servi à commémorer les événements, forger les souvenirs, glorifier les individus. Il joue un rôle dans la construction de l’identité des individus et des sociétés.
Il est à la fois le résultat d’une culture et un élément qui contribue à sa construction.
Il permet le développement de l’imagination, de la créativité.
L’art est subversif. Il permet d’interroger les gens sur leurs valeurs, leurs croyances.
Est-il possible de déduire un rôle qui résume toutes ces fonctions ?
Le rôle de l’art : Donner un coup de pied dans la fourmilière
La majorité des gens vivent le nez collé sur leur quotidien. Peu d’individus ont le temps et le recul nécessaire pour analyser la société, pour prendre conscience de la source de leurs émotions ou des rapports qu’ils entretiennent avec les gens. Les artistes en sont généralement.
Le réel est une idée subjective. Nos propres sens sont limités et imparfaits. Notre savoir, incomplet. Une bonne part de nos connaissances sont le fruit d’expériences empiriques, d’un héritage culturel. Durant plusieurs millénaires, les religions et les idéologies ont tenté de pallier notre ignorance par une mythologie et une cosmologie souvent aberrante. Pour compliquer le tout, les caractéristiques physiques mêmes de l’Univers sont en soi un obstacle qui nous empêche de l’apprécier dans sa globalité. Nos connaissances sont donc souvent le fruit de mauvaises interprétations du réel.
L’avancée de la connaissance objective sur cet univers et sur notre propre nature bouscule jour après jour les vieilles idées reçues et rend certains savoirs désuets. Il n’est pas toujours facile de réaménager les vieux schémas de pensée pour faire place aux neufs. Il y a souvent de la résistance, surtout quand notre conception du monde et nos valeurs sont bousculées.
L’art peut contribuer à provoquer ce changement tel un catalyseur. Il permet tant aux individus qu’aux sociétés d’établir ou d’actualiser leurs rapports avec eux-mêmes, avec leur environnement, avec leurs semblables et aussi avec leur propre humanité, bref, d’ajuster leurs rapports avec cette réalité subjective.
On pourrait peut-être émettre l’hypothèse que, sans même que l’artiste ne s’en rende compte, son art prépare l’intellect des individus à recevoir des idées nouvelles.
L’artiste ne nomme pas les choses, il les évoque.
L’œuvre d’art ne dit pas à chacun quoi penser (ce serait de la propagande comme l’ont été l’art religieux et le réalisme socialiste), il se limite à exposer les gens à des expériences afin que ceux-ci réagissent chacun selon leur propre nature et leurs propres valeurs.
Son œuvre agit tel un contaminant. Une fois qu’il a été exposé à une œuvre qui déstabilise son conscient ou son inconscient, l’individu cherchera à retrouver son équilibre. Il peut être affecté autant par une œuvre abstraite que figurative, autant par un geste, une parole, un son ou une ambiance.
Il peut rejeter ce qui le dérange, l’intégrer à ses acquis ou, enfin, se transformer lui-même afin de faire place à ce qui entre en conflit avec ses vieilles structures de pensée. Le but pour chaque individu est de conserver sa propre cohérence.
Le rôle de l’art est de permettre tant aux individus qu’aux sociétés d’établir ou d’actualiser leurs rapports avec eux-mêmes, avec leur environnement, leurs semblables et leur propre humanité, bref, d’ajuster leur rapport avec une réalité subjective.
Les principales caractéristiques de l’art
C’est une mise en scène. Elle n’est jamais la réalité, c’est une représentation.
L’art contribue à donner forme au réel.
C’est un moyen de communication de masse.
En art, le bruit dans la communication est une composante du message.
La perception d’une même œuvre d’art peut différer d’un individu à l’autre.
L’œuvre, est un système de signes dont les codes peuvent être nombreux, entremêlés et non nécessairement partagés, est un jeu qui défie notre intelligence. Ces codes ne sont pas nécessairement conventionnés et sont souvent créés sur mesure par l’artiste pour les besoins de sa création.
Toutes les disciplines artistiques utilisent un équivalent des figures de style pour exprimer une idée.
L’œuvre d’art privilégie la communion, mais aussi le jeu, l’empathie, la révélation et la fascination.
L’œuvre d’art fait appel à un ensemble de caractéristiques qui déterminent son apparence et sa parenté relative à un style défini, à un esthétisme. Sinon, elle en crée un nouveau.
L’art relève de la contemporanéité anachronique. Avec le temps, une œuvre peut prendre un nouveau sens. Nous réinterprétons idéologiquement le passé pour donner un sens et justifier notre présent.
Le sens d’une œuvre est plus que la somme des éléments qui la constituent.
La transcendance de l’art, c’est sa capacité de nous amener ailleurs, d’évoquer une autre réalité.
L’art est de nature ontologique (transcendance de soi). Il nous amène à entrevoir quelque chose de plus grand que nous auquel nous participons.
L’œuvre d’art s’adresse indistinctement à une ou plusieurs formes de notre intelligence.
Nous recherchons par instinct la solution à l’énigme que l’artiste nous propose. Nous voulons trouver un sens à son œuvre.
On pourrait donc conclure qu’à la lumière de toutes ces considérations, l’art peut transformer le monde mais, c’est souvent un individu à la fois…
Présentée à la salle Alphonse-Desjardins, l’exposition a suscité la curiosité des médias communautaires
Et voilà! l’exposition à reçue un très bon accueil de la part du public. Plusieurs visiteurs ont témoigné des vives émotions qu’ils avaient ressentis face à la puissance d’évocation des images et des textes.
Deux stations locales de télévision communautaire m’ont approché pour réaliser chacune une chronique sympathique.
D’abord NousTV pour son émission CONNECTÉ a présenté un magnifique tour de la galerie.
Puis, c’est au tour d’Odaava Guy du journal télé de TVCL de me recevoir en interview pour son émission du 18 mars 2019. (à 4:00 minute du début de l’émission)
Une exposition à faire circuler
Je suis toujours intéressé à produire cette exposition dans les lieux publics, qu’importe où vous êtes situé, en autant que les frais de transport et d’hébergement soient prit en charge par l’hôte, évidemment.
Une seconde vie au projet :
Je suis actuellement à la recherche de financement pour éditer les photographies et les textes en grand format, histoire de leur donner un meilleur impact et d’accéder au réseau des Maison de la culture et les centres culturels. Les coûts frôlent les 10 000$!!!
Si vous souhaitez participer financièrement à cet effort, cliquez sur le lien ci-dessous :
Publication d’un nouvel essai sur l’art, son rôle et sa définition
L’ART EST UN MÉDIA DE MASSE La théorie médiatique de l’art
Un essai de Claude Philippe Nolin Présentation du manuscrit
Qu’est-ce que l’art et quel est son rôle dans la société ? L’art n’est-il qu’une industrie parmi d’autres comme semblent vouloir le cantonner les institutions en place ? Et les artistes ? Si on tolère leurs frasques, on tente surtout de brider leurs débordements. Les bien-pensants dénoncent à tour de bras ce qui échappe à leur entendement. L’art ne doit surtout pas déranger ni les mœurs des bonnes gens ni l’ordre établi. Pourtant, la société leur réserve en général une place particulière et on leur concède parfois même certains privilèges lorsque leur talent devient incontournable. Trophées, médailles, prix et contrats semblent pleuvoir pour certains, mais à quel prix pour ces élus ? Et pour chacune de ces vedettes, combien pataugent dans la misère ? Et qu’elles sont les limites au droit d’expression ?
Voici des questions qui, faute de réponses qui fassent l’unanimité, condamnent les artistes à l’incompréhension, parfois même à la déconsidération des gens et à la marginalité.
L’essai de Claude Philippe Nolin présente les réflexions d’un praticien de l’art sur sa pratique et sur le rôle social de l’art. Celles-ci portent sur une nécessairement redéfinition de l’art.
Son postulat ? L’art serait d’abord et avant tout un média de masse. Par l’usage de mises en scène esthétiques, l’artiste communiquerait avec son public ses idées, ses impressions et ses émotions. Selon l’auteur, l’art permettrait tant aux individus qu’aux sociétés d’établir ou d’actualiser leurs rapports avec leur environnement, avec leurs semblables et avec leur propre humanité, bref, leurs rapports avec une réalité toujours subjective.
Pour avancer quelques réponses pour ces questions, l’auteur se propose de faire appel aux réflexions de nombreux artistes et de nombreux penseurs ainsi qu’aux théories de la communication, de la psychologie et de la sociologie. Pour lui, il ne s’agit pas de rejeter toutes les théories du passé. Il s’agit plutôt d’en tirer un dénominateur commun. Il s’agit dans les faits d’un changement de paradigme. Il faut changer notre façon de considérer les artistes.
Son exposé démontre le rôle essentiel que joue l’art autant auprès des individus que des sociétés.
Cet essai est disponible en ligne sous format numérique à l’adresse suivante : www.artmediademasse.ca